HOPITAL PUBLIC ANTOINE CHARIAL, Chronique d’une mort annoncée

Publié le par Craponne à Venir

HOPITAL PUBLIC ANTOINE CHARIAL, Chronique d’une mort annoncée

Charial, un fleuron de la gériatrie : http://www.chu-lyon.fr/web/Hopital_Antoine-Charial_2543.html

L'hôpital public Antoine Charial accueille ses premiers patients en juillet 1978. Etablissement gériatrique, il offre une palette complète de prises en charge spécifiques aux pathologies du sujet âgé (consultation, hospitalisation courte relative à une situation clinique aigüe, soins de suite et de réadaptation, hébergement et soins de longue durée). L'hôpital dispose aujourd'hui d'une unité d'évaluation gériatrique qui garantit une prise en charge globale à la fois médicale, psychologique et sociale du patient. Il abrite également le seul laboratoire gériatrique d'évaluation et de traitement des troubles du sommeil en France et s'est également spécialisé dans le traitement des pathologies cardio-gériatriques.

Alors pourquoi le fermer ?

Sa fermeture est programmée sur 3 ans. En 2018, les 56 lits du court séjour seraient transférés aux hôpitaux Lyon Sud, et les 112 lits du long et moyen séjour à l’hôpital Pierre-Garraud à Lyon 5°. Enfin, en 2020 les 36 lits d’EHPAD seraient fermés.

Fermeture veut dire aussi réduction de personnel, éloignement familles/malades, intégration dans des gros établissements…

Mobilisation du 4 mars

Si la décision de fermeture des unités des soins gériatriques semble aujourd’hui inéluctable, il est encore possible de se battre pour conserver l’Etablissement pour Personnes Agées Dépendantes. Ce 4 mars, une centaine de personnes étaient rassemblées pour manifester leur attachement à une structure publique, ouverte à tous sans discrimination financière, permettant une prise en charge de proximité.

CE COMBAT N’EST PAS POLITIQUE, C’EST LE COMBAT DE TOUS CEUX QUI SONT ATTACHES A LA QUALITE DES SOINS POUR TOUS.

Lors du rassemblement du 4 mars, nous étions une petite centaine, trop peu pour inquiéter les pouvoirs publics : juste quelques personnes impliquées, syndicalistes, particuliers, trop rares élus. Nous avons cherché, en vain, les élus des équipes majoritaires de Craponne ou de Francheville. Et il fut aisé de constater que les minoritaires étaient les seuls représentants des équipes municipales.

CRAPONNOIS, CRAPONNOISES, il est peut être trop tard pour défendre les unités de soins de l’hôpital Antoine Charial mais nous pouvons encore sauver les lits de l’EHPAD, structure publique déjà insuffisante pour répondre aux besoins actuels d’une population vieillissante.

A très bientôt pour la suite…

Françoise PELORCE, Le 4 mars 2016

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