Une Guyane sans montagne d'or

Publié le par Craponne à Venir

Craponne à Venir a évoqué ce scandale dans sa contribution émise lors du Grand Débat National

 

    « Concernant la protection de la forêt équatorienne

 

La forêt équatorienne, et guyanaise pour ce qui concerne la France, est un véritable poumon vert qui permet l’absorption de CO2 et riche d’une immense biodiversité.

Il faut que le projet d'exploitation minière d'une concession aurifère de l'Ouest de la Guyane française soit stoppé afin de protéger la forêt, véritable poumon vert et éviter le déclin  du puits de carbone. Et ce d’autant plus quand il s’agit d’extraire du minerai d’or qui va finir dans des coffres forts ».

 

Mai 2018, Le projet minier “Montagne d’Or” fait l’objet d’un débat public en Guyane française. Ce projet qui doit être développé en plein cœur du plateau des Guyanes, détruirait une partie de la forêt amazonienne jusque-là préservée. Le cyanure et les métaux lourds (mercure, plomb, cadmium, arsenic…) rejetés lors de l’extraction de l’or pollueraient les cours d’eau et les nappes phréatiques. Les conséquences sur la santé des populations locales seraient désastreuses 

 

En octobre 2017, Emmanuel Macron s’était dit favorable à la construction et à l’exploitation de cette mine d’or géante. Un positionnement à rebours des ambitions françaises en matière de protection des forêts mondiales et de lutte contre le changement climatique.

 

Mai 2019, le chef de l’Etat s’exprime sur le projet controversé d’extraction d’or en Guyane Montagne d’or, qui, selon lui, n’est « pas compatible », en l’état, avec des ambitions écologiques.

 

Une avancée notoire, mais Emmanuel Macron pouvait-il ignorer en octobre 2017, les ravages produits par l’extraction d’or en Guyane alors que de nombreuses organisations environnementales internationales (dont Greenpeace) alertaient les politiques sur les conséquences dramatiques sur la biodiversité et la santé des populations? Mais que fera dans la réalité ce Président du « en même temps » ?

 

            Françoise PELORCE

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