LETTRE OUVERTE D'UN CITOYEN CRAPONNOIS

Publié le par Craponne à Venir

      Lettre ouverte aux 23 élus «  Ensemble pour Craponne »

 

 

                                                               Mesdames, messieurs,

 

 

                Je réagis à votre dernière tribune libre dans le Craponne mag de septembre 2012 et tiens à vous exprimer mon plus vif étonnement concernant des affirmations fausses que vous écrivez visiblement sans connaissance du dossier.

 

                Comme à votre habitude vous parlez de politique mondiale, européenne et française pendant près de la moitié de votre article. Je n’ai toujours pas compris en quoi cela pouvait avoir le moindre intérêt dans un magazine traitant de vie locale et de gestion municipale, mais c’est la votre choix de communication et je le respecte. En revanche, vous parlez de plan sociaux et citez nombre d ‘entreprises en toute méconnaissance de celles-ci.

 

                Si je partage tout à fait votre avis sur le fait qu’aucune mesure d’urgence n’a été prise ces 10 dernières années par un gouvernement qui laisse la France dans un état catastrophique, comme le précise le dernier rapport de la cour des comptes, et que certains plans sociaux deviennent dès lors inévitables, je m’élève avec force sur le choix d’Air France comme exemple. En effet, je suis moi-même salarié d’Air France et affilié au syndicat ayant signé un accord permettant d’éviter les plans sociaux. D’après la définition d’un site internet relatif à l’emploi, un plan social est  « L’ensemble des mesures prises par une entreprise au moment d'un licenciement collectif économique, destinées au reclassement des salariés licenciés. » . A Air France, nous avons négocié, non sans difficultés, des arrangements et la réécriture de nos accords collectifs pour permettre d’éviter les licenciements. Ces accords sont particulièrement mauvais en terme d’avancées sociales et dénote de la grande volonté des salariés d’éviter tout plan social. Les dernières lois sur la libéralisation forcée du transport aérien européen, sur les accords de droit de trafics accordés aux compagnies hors EEE et sur les restrictions apportées au droit de grève dans les transports aériens par le dernier gouvernement ont profondément bouleversés la donne dans ce secteur, malheureusement à l’avantage ni des salariés, ni de l’entreprise. Malgré ces obstacles, et bien d’autres ces 10 dernières années, apportés au bon fonctionnement d’un secteur déjà moribond, les salariés ont su se mobiliser pour éviter justement un plan social.

 

                En lisant votre tribune libre, je me suis donc senti concerné, naturellement, mais surtout parfaitement choqué de lire le nom d’Air France. Soit vous êtes au courant d’un futur plan social que l’ensemble de la presse et moi même ignorons, dans ce cas merci de m’en informer au plus vite, soit vous parlez en totale méconnaissance du dossier et dans ce cas je vous prierai de publier un rectificatif dans le prochain Craponne Mag et de vous abstenir à l’avenir de parler de ce que vous ne semblez pas connaître.

 

                Je vous prie d’agrée, Mesdames, Messieurs, mes respectueuses salutations.

 

Julien Journet, citoyen de Craponne.

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