TRAVAILLONS MOINS POUR TRAVAILLER TOUS !

Publié le par Craponne à Venir

RTT.jpgLa privation de travail, l’oisiveté, que l’on soit jeune ou moins jeune, ont des conséquences néfastes pour la santé et pour l’équilibre de la société. Elle crée des inégalités et le sentiment d’injustice. De plus, nos millions de chômeurs représentent une force de travail énorme avec quantité de  talents inutilisés, voire découragés. Enfin, le coût de l’assurance chômage qui en découle impacte de façon défavorable le coût du travail.

Par ailleurs, dans la plupart des secteurs privés ou  publics, les salariés se plaignent de surcharge de travail. Ils vivent une dégradation de leurs conditions de vie engendrée par cette compétition incessante que l’on nous présente comme vertueuse : en faire toujours plus, le faire toujours mieux et pour moins cher  pressure les individus à la limite du supportable  avec pour seul but de drainer encore plus d’argent pour rémunérer l’investisseur.

Alors, devant ce constat, le partage du travail apparaît comme une évidence, une nécessité qui se situe bien au dessus des considérations égoïstes du travailler plus pour gagner plus ….

Et paradoxalement, le partage du travail présente des avantages pour tout le monde :

- pour ceux qui aujourd’hui sont sans travail et qui retrouveront une utilité sociale, un salaire, un logement, le moyen de nourrir et d’éduquer leurs enfants…tout ce dont personne ne devrait être privé;

- pour ceux qui travaillent trop et qui vont pouvoir retrouver le temps de vivre mieux en famille, de s’ouvrir à d’autres activités culturelles, sociales et citoyennes;

- pour notre solidarité nationale qui sera renforcée : nos systèmes de retraites, de sécurité sociales retrouveront  naturellement leurs équilibres, avec plus de cotisants;

- pour les investisseurs qui ne seront pas les perdants qu’ils prétendront être. Il est vrai qu’un taux de chômage élevé favorise les salaires bas, donc une meilleure rentabilité de l’activité à court terme. Pourtant  un peu de modération dans leur appétit  ne peut que leur être favorable à long terme en assurant la stabilité du système : n’oublions pas que la baisse de la rémunération du travail par rapport à celle du capital  a conduit à l’appauvrissement  et au surendettement de masse des salariés, et à  la crise économique mondiale que nous subissons.

Si l’on ne fait rien, la situation  de l’emploi ne peut que s’aggraver : les taux de croissance que nous avons connus par le passé ne sont plus soutenables pour la planète, la productivité des entreprises, tirée par la concurrence, ne cesse de progresser, l’allongement de l’espérance de vie fait augmenter la durée légale du travail.

‘Travailler moins pour travailler tous’ apparaît comme une orientation incontournable à moyen et long terme.

 


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